jeudi 27 février 2014

L’Inde en chiffres

Lorsqu’il nous a semblé tout à fait normal de contourner des vaches dans la rue, que nous comprenions l’intégralité des menus des restaurants et que les réservations de billets de train n’avaient plus aucun secret pour nous, il a été temps de quitter l’Inde. Mais avant de passer à autre chose, voici un petit bilan en chiffres.


11 semaines passées à sillonner le pays

11 moyens de transport différents : taxi, rickshaw, cycle-rickshaw, bus, train, bateau, chameau, pieds, jeep partagée, vélo et pédalo

12 états visités : le Tamil Nadu, l’état de Pondichéry, le Kerala, le Karnataka, Goa, le Maharastra, le Gujarat, le Rajasthan, l’Uttar Pradesh, le Madhya Pradesh, le Pendjab et Delhi

20 heures de train : notre plus long trajet d’un coup entre Varanasi et Amritsar

38 arrêts sur notre trajet pour visiter temples, palais, plages, parcs naturels, villes, etc. Nous avons adoré chacun d’entre eux.

46 articles consacrés à l’Inde écrits sur ce blog

800 km entre Delhi et Katmandou au Népal, notre prochaine étape

1922 photos prises pendant ce séjour en Inde, dont 204 de nourriture !

8550 km parcourus en bus, en train et en bateau. Quand on sait que la vitesse moyenne des transports en commun est de 50 km/h (sauf les chameaux sur lesquels nous avons parcouru 50 km en trois jours), vous pouvez imaginer que nous avons passé un certain temps assis !

26 903 habitants par km2 : telle est la densité de population de Chennai où nous avons atterri. Pour comparer, la densité de population de Puidoux où nous habitons est de 64 habitants au km2.

21 900 967 habitants à Bombay, la plus grande ville que nous ayons visitée et la 4e plus grande ville du monde.


Après cette étape très intense, nous voici dans un plus petit pays. Dès la semaine prochaine, revenez pour découvrir nos articles sur le Népal !

mercredi 26 février 2014

Derniers jours indiens à Delhi

Après 10 semaines de voyage en Inde, nous voici arrivés à Delhi pour nos derniers jours avant de nous envoler pour le Népal.

Delhi est immense et très peuplée (le dimanche, nous avons probablement vu un million de personnes !), mais nous étions plutôt contents d'être dans une grande ville avec un métro qui fonctionne bien et nous en avons profité pour enchaîner chouette restaurant pour la Saint-Valentin, pique-nique dans un parc, afternoon tea dans un hôtel chic pour la touche british, cinéma 3D dans un complexe hypermoderne et Mac Do, histoire de goûter une fois au Mac Maharadjah (aucun hamburger ne contient de boeuf en Inde, ils sont végétariens ou au poulet). Très Delhiite, mais pas très Indien.



Du saumon fumé et du jambon cru,
le paradis

Nous avons fait notre traditionnelle visite de zoo.




Delhi regorge aussi de monuments historiques. Nous en avons visité quelques-uns, palais moghol, mosquée, édifices bâtis par les anglais, temple, mais nous n'arrêtions pas d'en apercevoir de nouveaux au fur et à mesure de nos déambulations dans la ville.

Le Fort rouge, construit par l'empereur qui a aussi construit le Taj Mahal

On y retrouve le marbre blanc et la pietra dura

La Porte de l'Inde dont part une large avenue qui
mène au Parlement

Le Temple du Lotus

Nous avons bien profité de nos derniers jours en Inde et nous sommes maintenant prêts à aller voir autre chose.

Une petite faim ?

dimanche 23 février 2014

Le Temple d'or d'Amritsar

Depuis Varanasi, nous avons fait notre plus long voyage en train - 20 heures ! - pour rejoindre Amritsar, presque tout au nord de l'Inde. On y trouve le temple le plus sacré des Sikhs : le magnifique Temple d'or.


Les pélerins viennent se baigner dans les eaux sacrées qui entourent le temple (bien que l'eau soit glacée en février !)


Les adeptes de toutes les religions y sont les bienvenus (pour autant qu'ils se déchaussent et qu'ils se couvrent la tête) et l'hospitalité est une valeur poussée à l'extrême chez les Sikhs. Dans le temple, un immense restaurant offre à manger à toute personne de passage. Il sert entre 60 000 et 80 000 repas par jour.

Une petite partie des piles d'assiettes !

Nous avons évité les passoires cette fois.

L'enceinte du temple est paisible. Nous nous sommes assis au bord de l'eau pour en profiter et observer les pélerins autour de nous.

Le système de nettoyage du bassin

Et nous y sommes retournés la nuit pour voir les illuminations.


Amritsar est également connue pour sa nourriture incroyable que, bien entendu, nous nous sommes fait un plaisir de déguster.

Une kulcha, la spécialité du coin

Un merveilleux thali

vendredi 21 février 2014

Moyens de transports

On ne voyage pas en Inde pendant deux mois et demi sans essayer un bon nombre de transports. Voici un aperçu de ceux-ci et quelques anecdotes.

Les bus

Nous vous avons déjà raconté nos expériences avec les bus dans le Tamil Nadu ici. Après avoir testé les compagnies de bus de chaque état, nous pouvons ajouter quelques informations :
  • La place allouée à chaque passager varie beaucoup : les bus du Karnataka sont les plus confortables et n’imaginez même pas prendre un bus dans l’Uttar Pradesh pour de longs trajets si vous mesurez plus d’1m65.
  • Les bus du Rajasthan offrent des prix réduits aux femmes.
  • Il n’y a aucun endroit où les bus ne sont pas surpeuplés. Mais parfois, en discutant avec son voisin de banquette, on se fait inviter à un mariage.
  • Si vous avez le malheur de vous asseoir au fond du bus, vous pouvez faire des sauts de 30 cm (sans exagération) à chaque cahot (c’est-à-dire toutes les 5 minutes).
  • Malgré le manque d’informations en alphabet romain, nous avons toujours trouvé de sympathiques indiens qui nous renseignaient.


Les bus ne sont vraiment pas confortables, mais pour des trajets jusqu’à 4-5h, ils sont vraiment très pratiques. Nous arrivions à la gare de bus, prenions le premier qui partait, sans avoir besoin de réserver quoi que ce soit et de décider à l’avance où nous allions. Nous avons pris essentiellement des bus dans le Sud.


Les trains

La partie la plus sportive lorsqu’on prend le train, c’est de se procurer les billets. Les files d’attente en Inde sont épiques. De plus, les trains sont pleins plusieurs jours avant le départ et même s’il existe des quotas pour les touristes (et plein d’autres astuces pour dégoter des places quand on croit qu’il n’y en a plus), nous avons parfois dû adapter nos plans car il n’y avait vraiment plus de couchettes dans le train qui nous intéressait.

Les noms de tous les passagers ayant une
réservation sont affichés sur le train !

Nous avons pris le train essentiellement pour les longs trajets de nuit et nous avons voyagé en sleeper class, la classe de couchettes la moins chère, qui nous suffisait très bien. Parfois, les wagons sont bondés, les Indiens dorment par terre, nous avons vu quelques petites souris et il n’est pas facile de dormir sans bouchons d’oreilles, mais dans l’ensemble, les trains sont plutôt confortables et fonctionnent bien (même s’ils ne roulent pas très vite) ! Nous avons beaucoup pris le train pour parcourir les longues distances du Nord.


On mange aussi très bien dans les trains, à chaque gare, des vendeurs sillonnent les wagons avec les spécialités du coin et on roule au son de la mélopée « chai, chai, chai, chai, chai » des vendeurs de thé.



Les rickshaws


Arrivés en ville, nous utilisions essentiellement les rickshaws pour nous déplacer. C’est un moyen de locomotion très pratique mais il faut parfois marchander avec l’énergie du désespoir pour avoir un bon prix. Voici nos excuses préférées des chauffeurs pour nous faire payer plus cher :
  • Vous êtes deux alors c’est deux fois plus cher.
  • La route est à sens unique, ce n’est pas à 3 km, mais à 6.
  • La route est en mauvais état, c’est deux fois plus cher.
  • Nous ne sommes pas au nouveau terminal de bus, à 3 km de la ville, mais au nouveau nouveau terminal de bus, à 8 km.
  • Je vais revenir à vide (alors qu’il nous déposait à un grand terminal de bus).
(bien entendu, jamais rien de tout cela n’était vrai, mais ça nous faisait bien rigoler)


Parfois, les rickshaws ont des taximètres. Mais en dehors de Chennai, nous n’avons jamais réussi à les leur faire utiliser. Certains sont très jolis, alors ils servent au moins de décoration.


Dans le Nord, il existe aussi des rickshaws tirés par un vélo, moins chers mais plus lents que les rickshaws motorisés. Un autre moyen pittoresque de se déplacer.



Les jeeps partagées

Lorsqu’il n’existe pas de lignes de bus, on trouve parfois des jeeps partagées. C’est beaucoup moins cher qu’un rickshaw mais la jeep part seulement quand elle est pleine et il n’est pas rare d’être plus de 10 entassés dedans. N’empêche que c’est très rigolo.


Nous avons aussi expérimenté le chameau, le vélo, le pédalo, le taxi et le bateau mais beaucoup plus rarement.

Un taxi de Bombay

mercredi 19 février 2014

Varanasi la ville sainte

Nous voici arrivés dans une des villes les plus sacrées de l'Inde : Varanasi  (ou Bénarès de son ancien nom français) qui s'étend le long du Gange, le fleuve dans lequel tout Indien va purifier son karma un jour.


Tout se passe essentiellement sur les ghats, ces rangées de marches au bord de l'eau. On y mange, on se lave, on nettoye ses buffles ou son linge, on y fait des cérémonies religieuses, on y prend le bateau pour aller faire un tour sur le fleuve sacré ou on y brûle ses morts.

Les hindous se purifient dans le Gange.

Les vaches aussi !

Un tour en bateau sur le fleuve sacré est un must.

Nous avons fait le notre à 6h du matin pour voir le soleil se lever.

Le bois des bûchers funéraires
Les hindous croient que si l'on meurt à Varanasi, on peut briser le cycle
des réincarnations et accéder au nirvana.

Tous les soirs, une grande cérémonie a lieu sur les ghats, la ferveur est impressionnante.





Dès que l'on s'éloigne des rives, la vieille ville est un entrelacis de ruelles... tout sauf charmantes ! On y zigzague entre les vaches, les motocyclistes, les rangées de pélerins qui attendent pour entrer dans un temple et parfois une procession transportant un cadavre tout en évitant les bouses, les ordures et les crachats rouge de ceux qui mâchent les noix de bétel. Mais Varanasi est la quintessence de ce qu'on s'imagine de l'Inde : du monde partout, de l'agitation, des cérémonies religieuses, des rites étranges et des saddhus, ces hommes saints de l'hindouisme sur tous les ghats.


Remarquez le trident, attribut de Shiva, que portent les saddhus.



Cela vaut vraiment la peine de se plonger dans l'ambiance de Varanasi quelques jours.


lundi 17 février 2014

Les temples de Khajuraho

Après l’agitation d’Agra, nous sommes partis explorer d’anciens temples hindous nichés au milieu de grands espaces verts dans une petite ville plutôt sympa: Khajuraho.




Les temples ont été construits aux 10e et 11e siècle et les sculpteurs se sont surpassés en concevant les statues. Elles abondent sur tous les temples et sont toutes très détaillées.

Une vue d'ensemble d'une petite partie d'un côté

Une jeune fille se retirant une écharde du pied

Une autre qui écrit une lettre à son amoureux
et sourit en conséquence !
Et la dernière se maquille.

Une jolie statue de Ganesh

Mais le plus étonnant dans ces temples, ce sont leurs sculptures érotiques parfois très acrobatiques ou osées.

Cette posture n'est possible qu'avec l'aide de deux assistantes
qui ne sont pas laissées pour compte...

Remarquez la statue à l'arrière qui se cache les yeux...
enfin un seul oeil pour tout de même voir le spectacle !

Les éléphants sont tous bien alignés. Sauf celui qui ne peut
s'empêcher de tourner la tête pour voir ce qui se passe à côté.

Ces temples sont une merveille de finesse au niveau des sculptures. Nous avons passé des heures à en observer tous les détails.

Un plafond orné de têtes de démons qui protègent le temple

Pour changer des taureaux, voici un sanglier, une incarnation de Vishnu

Et nous avons également profité de notre halte à Kajuraho pour reprendre un cours de cuisine.